JEAN-BAPTISTE FOUVRY, LAURÉAT DE LA SECONDE ÉDITION DU PRIX D'EXCELLENCE JEUNE CHERCHEUR DE LA FONDATION CFM
Jean-Baptiste Fouvry
Crédit : Jean Mouette /IAP-CNRS-SU
Jean-Baptiste Fouvry, figure de proue de la dynamique gravitationnelle, est lauréat de la seconde édition du Prix d'excellence Jeune Chercheur de la Fondation CFM pour ses travaux fondateurs sur la mécanique statistique des systèmes auto-gravitants. Cette distinction vient couronner un parcours académique exceptionnel et des contributions théoriques majeures visant à modéliser l'évolution séculaire des galaxies et des noyaux galactiques.
Formé à l'École Polytechnique et au Corps des Mines, Jean-Baptiste Fouvry a très tôt illustré son excellence en se classant premier au Concours Général de Physique. Sa thèse a été récompensée par de prestigieuses distinctions, incluant le Springer Theses Award, le Prix de thèse de la SF2A, une mention spéciale au prix de thèse de la SFP, le Prix de la Chancellerie, ainsi qu'une sélection au Lindau Nobel Laureate Meeting.
À l'issue d'un fellowship Hubble à l'Institute for Advanced Study de Princeton, il a été recruté au CNRS à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP).
Jean-Baptiste Fouvry développe de nouvelles théories, inspirées de la physique statistique, pour comprendre comment les systèmes d'étoiles évoluent sur des durées immenses, à l'échelle de l'Univers.
Une de ses découvertes marquantes concerne les disques galactiques (comme celui de notre Voie lactée). Dans ces disques, les étoiles se déplacent lentement les unes par rapport aux autres, car leurs trajectoires sont presque circulaires. Ces mouvements lents amplifient fortement un phénomène appelé « diffusion des excentricités », c'est-à-dire la façon dont les trajectoires des étoiles deviennent progressivement plus elliptiques au fil du temps, sous l'effet de l’effet cumulatif de l'attraction gravitationnelle entre étoiles.
Il cherche actuellement à étendre ces outils théoriques à un autre phénomène : la « saturation » des barres galactiques (les grandes structures allongées d'étoiles qu'on observe au centre de nombreuses galaxies). Pour cela, il emprunte des méthodes utilisées en physique statistique et les adapte aux systèmes régis par la gravité.
L'intérêt de ces travaux est qu'ils s'appliquent à des contextes très différents : aussi bien aux disques galactiques qu'aux environnements extrêmes autour des trous noirs supermassifs.
Son dévouement à la formation s’illustre aussi par l'encadrement d’une demi douzaine de doctorants, consolidant l'émergence d'une école de pensée reconnue mondialement autour de la dynamique statistique des étoiles.
Le communiqué de presse de la Fondation CFM
Septembre 2026